Carnet de bord d’un urgentiste: «J’ai vu une infirmière qui avait le nez à moitié scié par son masque»

Alexandre Ghuysen, urgentiste.
Alexandre Ghuysen, urgentiste. - D.R.

Il y a deux choses qui m’ont frappé, ces derniers jours. La première, c’est cette nouvelle routine qui s’établit. Ça fait plus d’un mois qu’on travaille en mode « coronavirus ». On ne se pose plus la question de savoir comment la journée va se passer, la ritualisation de l’habillage est acquise. En fait, on s’est adapté à ces conditions de travail totalement extraordinaires. On est dans une sorte de rythme de croisière, avec un jour où on a un peu plus de cas, l’autre ou il y en a un peu moins. Certains cas sont plus sévères, d’autres plus légers. Malgré le côté surréaliste de la situation, il y a une forme de routine. Je me demande surtout comment on va retrouver notre vie de tous les jours, une fois que tout cela sera terminé.

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