Après Corbyn, un Starmer, plus modéré et pro-européen, à la tête du parti travailliste britannique

Keir Starmer avec son prédécesseur à la direction du parti travailliste, Jeremy Corbyn
Keir Starmer avec son prédécesseur à la direction du parti travailliste, Jeremy Corbyn - AFP

On est loin du sacre triomphal. Keir Starmer, ex-monsieur Brexit du gouvernement travailliste fantôme, vient de remporter la course à la direction du parti travailliste avec pas moins de 56 % des votes des militants contre 28 % à Rebecca Long Bailey, héritière désignée de Jeremy Corbyn, et 16 % à Lisa Nandy. Victoire écrasante, pourtant l’ambiance n’est pas à la fête. La faute au contexte de cette élection.

« C’est l’honneur et le privilège de ma vie », de diriger le parti travailliste, se félicite le député du quartier de Camden, à Londres. Il le fait par vidéo interposée, pour ne pas contrevenir aux règles de distanciation sociale, en cette période de lutte contre l’épidémie de coronavirus. Cette victoire arrive « à un moment comme aucun autre de notre existence », reconnaît Keir Starmer. Le temps n’est pas à l’opposition frontale.

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