Carnet de bord d’un urgentiste: «Faire son deuil, c’est compliqué en temps normal. Ici, c’est traumatisant»

Alexandre Ghuysen.
Alexandre Ghuysen. - D.R.

Au village (le poste avancé sur le parking du CHU où les malades sont reçus, NDLR) aussi, on perçoit la tendance : une stabilisation, voire une petite diminution, du nombre de patients qui arrivent aux urgences. J’ai plutôt l’impression d’une phase « plateau », même si certains patients arrivent dans un état plus sévère qu’au début. Cela semble indiquer qu’on a évité la vague massive, et qu’on est parvenu à lisser la courbe pour éviter la saturation. Pour faire une analogie avec un sport que j’aime beaucoup, c’est comme si on avait pu choisir par quel côté on attaquait le mont Ventoux. Par Bédoin, la pente est la plus raide, et l’effort est extrêmement brutal. Ici, on a plutôt choisi de le grimper par Sault, une ascension plus lente. Là, on arrive sur le plateau déclinant, et j’ai bon espoir que cela reste comme ça.

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