Comment les médecins tiennent le coup? «En acquérant de l’expérience, on perd l’idée de l’être humain»

Comment les médecins tiennent le coup? «En acquérant de l’expérience, on perd l’idée de l’être humain»
Pierre-Yves Thienpont

Vendredi après-midi, périphérie de Munich. Le cabinet de Rainer Jund est déjà fermé, le dernier patient vient de partir. Il fait étrangement calme. Dans la salle de consultation, des instruments médicaux sont posés sur un chariot métallique. Ils sont soigneusement rangés. Scalpel. Endoscope, spéculum. Tout semble parfaitement stérile.

Dans le bureau du médecin, en revanche, c’est autre chose. Sur la table de travail du praticien, à côté des dossiers médicaux, se dresse également une pile de recueils de poésie. Et le petit livre blanc que l’ORL a lui-même publié fin de l’année dernière. Il s’intitule Tage in Weiß (Jours en blanc). Il s’agit d’un roman fragmentaire, presque lyrique qui dissèque en 32 instantanés le spectre des émotions humaines. Peur. Tristesse. Douleur. Colère. Amour. Désespoir.

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