Confinement: le point sur les bonnes nouvelles pour commencer la semaine

Bonne nouvelle supplémentaire
: le soleil sera de la partie cette semaine.
Bonne nouvelle supplémentaire : le soleil sera de la partie cette semaine. - EPA

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Les hospitalisations se stabilisent en Belgique

Il semblerait que la propagation du coronavirus soit en perte de vitesse en Belgique, avec un nombre d’hospitalisations en baisse depuis plusieurs jours. En 24h, 420 admissions et 235 sorties ont été enregistrées dans des hôpitaux belges. Le nombre de patients en soins intensifs en raison d’une infection au nouveau coronavirus a diminué (-4 personnes), de même que ceux sous respirateurs (-11).

Les experts se montrent néanmoins prudents. « Si certains indicateurs sont en train de s’améliorer ou de se stabiliser, nous voudrions apporter votre attention sur le fait qu’il pourrait d’agir d’un effet du week-end parce que parfois les chiffres sont moins importnts. Mai,s de manière générale, on s’oriente vers une stabilisation », a expliqué Emmanuel André, le porte-parole interfédéral pour le Covid-19.

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Le déconfinement étudié

Les mesures actuelles de confinement sont d’application jusqu’au 19 avril et pourront être prolongées après évaluation jusqu’au 3 mai. Un retour à la normale ne pourra se faire que de manière graduelle, a expliqué Sophie Wilmès.

Le gouvernement a déjà constitué un groupe de travail pour plancher sur un scénario de levée progressive des mesures de confinement. Le groupe de travail a pour mission, en quelque sorte, d’élaborer un calendrier pour le futur – pour l’avenir, oserait-on dire.

Sophie Wilmès instaure un «groupe de travail» qui planche sur le calendrier d’après-confinement

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Plus de 260.000 personnes guéries dans le monde

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 69.000 morts dans le monde depuis son apparition en décembre en Chine. Tout le monde s’accorde pour se dire que ce chiffre est bien trop important. Mais il ne faut pas oublier de mettre en lumière que sur les 1.275.000 cas confirmés dans le monde, au moins 238.000 cas sont aujourd’hui considérés comme guéris.

Il est important de souligner aussi que tout le monde n’est pas testé. Les cas de contamination au coronavirus sont donc probablement bien plus élevés... tout comme le nombre de personnes guéries.

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Lueur d’espoir en Italie, en Espagne et en Iran

Des signes encourageants apparaissent, timidement, en Europe, où ont été dénombrés plus de 70% des décès causés par la maladie. En Italie, «la courbe a commencé sa descente», constatait dimanche le patron de l’Institut supérieur de la Santé, Silvio Brusaferro. Le nombre de morts du coronavirus officiellement recensés en 24 heures en Italie (525) est le plus bas depuis plus de deux semaines. Cela représente une baisse d’un quart des décès par rapport à samedi (681). Il faut remonter au 19 mars pour trouver un bilan plus faible (427).

Pour le deuxième jour consécutif, le nombre de personnes hospitalisées aux soins intensifs a baissé, de 17 unités, pour atteindre un total de 3.977. Les patients considérés comme guéris ont augmenté de 3,9% avec un total de 21.815 guérisons.

En Espagne, «la pression diminue» grâce à «une certaine décrue» des hospitalisations et admissions en soins intensifs, s’est félicitée Maria José Sierra, du Centre d’alertes sanitaires. Mais le pays, après plus de 12.000 morts, étudie «très sérieusement» l’idée d’imposer le masque pour sortir de chez soi.

Autre pays fortement touché où la situation semble s’améliorer : l’Iran. La propagation a ralenti pour le cinquième jour de suite avec 151 décès supplémentaires en 24 heures (pour 3.603 morts au total), laissant entrevoir une reprise progressive de certaines activités économiques à partir du 11 avril.

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Les belles histoires se multiplient

Si chaque décès marque les esprits, il est important de rappeler le nombre de nouvelles positives qui méritent aussi toute notre attention. La semaine dernière, un patient atteint du Covid-19 et placé sous respiration artificielle a été autorisé à quitter l’unité des soins intensifs de l’hôpital universitaire UZ Brussel la pour la première fois.

Les personnes âgées sont les premières victimes de cette pandémie mais la fatalité n’est pas la seule issue. Loin de là. En Belgique, un patient de 96 ans, Jozef Vandersmissen de Borgloon, a pu quitter l’hôpital de Tongres ce samedi après dix jours d’hospitalisation.

Une Italienne de 102 ans, Italica, est sortie guéri de l’hôpital après une vingtaine de jours. Les médecins l’ont surnommée « Highlander, l’immortelle ». Toujours en Italie, une femme de 103 ans, Ada Zanusso, a elle aussi pu quitter l’hôpital où elle avait été admise au début du mois de mars. Elle fêtera ses 104 ans en août.

En France, Henri et Monique, respectivement 90 et 88 ans, mariés, se sont tous les deux remis du coronavirus. Placé sous oxygène, Henri était dans un état critique. Sa famille a même été appelée pour lui dire au revoir. Le couple est aujourd’hui rentré chez lui, en bonne santé.

Dans l’Oregon aux Etats-Unis, c’est un vétéran de la Seconde Guerre mondiale de 104 ans qui a réussi à guérir du Covid-19. Il est désormais en parfaite santé. Il avait survécu à l’épidémie de grippe espagnole en 1918, et est le patient le plus âgé au monde à avoir été guéris de la maladie pulmonaire causée par le coronavirus.

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Le confinement, positif pour l’air et le bruit

L’Agence spatiale européenne a dévoilé des cartes dévoilant l’ampleur de la différence entre une année normale de pollution et la situation durant la période de confinement en mars 2020. Un phénomène observé en France, en Belgique, en Espagne mais aussi en Italie. Conséquence de la baisse d’activité routière et économique, la qualité de l’air s’améliore fortement.

Selon l’Observatoire royal de Belgique, le bruit sismique capté dans le sol de Bruxelles est inhabituellement faible, avec des statistiques intrigantes. Les transports routiers, les trams, les trains et le métro font trembler en permanence les bas-fonds bruxellois. L’activité industrielle, notamment dans le sud de la région, a elle aussi sa part de responsabilité dans le phénomène. Tout a changé avec le confinement.

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Une naissance signe d’espoir en Amérique du Sud

La naissance rare d'un bébé tigre du Bengale le 14 mars dernier a apporté une lueur d'espoir dans un petit zoo de la ville de Cordoue au Mexique alors le coronavirus s'empare du pays. Personne ne savait qu'un petit allait naître, la grossesse étant passé inaperçu. La famille propriétaire du zoo a donc décidé de l'appeler « Covid », en soutien à tous les malades et leurs familles.

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Plusieurs essais cliniques et études en cours

La connaissance du Covid-19 ne fait qu’augmenter tous les jours. On ne compte plus le nombre d’études sur le sujet et d’essais cliniques qui ont été lancés. Les scientifiques du monde entier cherchent un moyen de combattre le coronavirus. La Belgique a libéré 5 millions d’euros pour le développement d’un vaccin. Les fonds seront versés à une coalition pour les innovations dans la préparation épidémique (’Coalition for Epidemic Preparedness Innovations’ - CEPI), alliance internationale de partenaires publics et privés qui souhaitent accélérer le développement d’un vaccin contre le Covid-19.

La compagnie pharmaceutique Johnson & Johnson a clamé que la phase de test sur des humains de son vaccin expérimental, Ad26 SARS-CoV-2, débuterait d’ici septembre. Moderna, la firme pharmaceutique américaine, a déjà procédé à des essais cliniques pour son vaccin-candidat, tout comme le groupe chinois CanSinoBIO. Le laboratoire français Sanofi, va renforcer sa collaboration avec Translate Bio, une biotech cotée au Nasdaq qui développe des médicaments à base d’ARN messager.

Quel que soit le laboratoire qui parviendra à mettre au point et à faire valider le premier vaccin, la découverte ne devrait pas mettre un terme aux recherches menées par les autres firmes pharmaceutiques. À l’avenir, plusieurs vaccins apportant différentes formes de protection contre le Covid-19 devraient coexister sur le marché, notamment pour pouvoir assurer une production suffisante.

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Des aides mises en place

Les aides financières pour faire face aux mesures de confinement se sont également multipliées. C’est notamment le cas des reports de prêts. Selon Max Jadot, CEO de BNP Paribas Fortis, jusqu’à un demi-million de ses clients particuliers pourraient demander à prolonger leur crédit hypothécaire.

Le paiement des mensualités liées à un emprunt hypothécaire pourra être reporté jusqu’à six mois, suite à un accord trouvé entre les banques et le gouvernement. Mais attention, il y a des conditions. Ce mardi, les détails ont été dévoilés : un, faire face à la baisse ou à la disparition du revenu en raison du coronavirus ; deux, les emprunteurs qui souhaitent un report de paiement ne peuvent pas être en retard de paiement ; trois, le crédit hypothécaire doit avoir été contracté pour l’acquisition de l’habitation unique et la résidence principale en Belgique ; quatre, le ménage ne doit pas disposer d’une épargne de plus de 25.000 euros.

Eau, énergie, téléphone : les grands fournisseurs proposent à leurs clients des coups de pouce et des gestes commerciaux pour les aider à passer au mieux la crise sanitaire. Délai de paiement pour l’eau, aucun compteur d’énergie coupé et même tarif de nuit auprès de certains fournisseurs, opérateurs télécoms offrant des contenus gratuits, des accès plus généreux, davantage de data.

Les promotions ont également fait leur retour dans les grandes surfaces. Depuis jeudi, Colruyt offre à nouveau des prix rouges et des réductions sur un certain nombre de produits. De son côté, Delhaize annonce offrir dès vendredi une « réduction de solidarité » de 5 % pour tout achat dans ses magasins.

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La solidarité des entreprises

Le confinement et la propagation du coronavirus ont poussé de nombreuses entreprises, petites et grandes, à la solidarité. Ce dimanche, le PDG d’Apple, Tim Cook, a annoncé sur Twitter que l’entreprise avait conçu des masques destinés au personnel hospitalier, couvrant l’intégralité du visage, et serait en mesure d’en produire un million par semaine à partir de la fin de semaine. Le fabriquant d’ordinateurs et de téléphones rejoint ainsi la cohorte d’entreprises qui ont modifié leurs lignes de production pour répondre à la pénurie de masques, comme les fleurons du luxe italiens Prada et Lamborghini.

En Italie toujours, Giorgio Armani produit désormais des combinaisons de protection, et, en Espagne, des ingénieurs de Renault ont conçu des visières et des masques qui ont ensuite été fabriqués sur les imprimantes 3D disponibles dans les usines immobilisées.

Quant au constructeur automobile américain General Motors (GM), le président Donald Trump lui a ordonné de produire des respirateurs artificiels (solidarité forcée dans ce cas)..

D’autres entreprises, plus petites, ont décidé d’apporter leur pierre à l’édifice également. La Ferme de Mont-Saint-Jean, la micro-distillerie qui a été inaugurée en 2015 par le groupe John Martin tourne à plein régime... pour tout autre chose. Alors qu’elle est l’une des plus petites distilleries du pays, elle produit désormais de l’alcool pour les pharmacies.

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