Coronavirus – «La vie en pause, jour 21»: la culpabilité

«
C’est mon métier. Et je n’en changerais pour rien au monde
», dit Sandrine, l’infirmière.
« C’est mon métier. Et je n’en changerais pour rien au monde », dit Sandrine, l’infirmière. - AFP

Hier, il s’est passé un truc incroyable.

C’était un lundi qui avait une gueule de dimanche. Un début avril comme un début juillet. Ensoleillé, paisible et doux.

Se lever pas trop tôt, petit-déjeuner avec le soleil dans les yeux, couper une mangue, un avocat, une grenade, des trucs beaucoup trop bons qui viennent de beaucoup trop loin, travailler dans le calme absolu, avec juste un piano qui joue une valse de Chopin dans la pièce d’à côté. Se laisser distraire par les Fables de Luchini – hier, c’était La Besace  : « Jupiter dit un jour : Que tout ce qui respire/S’en vienne comparaître aux pieds de ma grandeur/Si dans son composé quelqu’un trouve à redire/Il peut le déclarer sans peur » – ou Antoine de Caunes, en direct de Paimpol, conseillant La Fabrique des salauds de Chris Kraus, « un petit paveton de 850 pages à lire absolument ».

Tout allait bien.

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