Confinement: «Le recensement est atroce» pour le cirque et les arts de la rue

L’incertitude pèse lourd sur les festivals d’été comme Chassepierre.
L’incertitude pèse lourd sur les festivals d’été comme Chassepierre. - D.R.

Bien sûr, ce n’est pas la panacée mais, en ces temps confinés, le théâtre et la danse se sont inventé de nouveaux modes de visibilité sur les plateformes vidéo, les orchestres se sont rassemblés virtuellement pour nous jouer Bella Ciao ou le Boléro de Ravel, les livres se sont résolus à accélérer leur conversion numérique. Mais qu’en est-il des arts de la rue ? Imagine-t-on un instant un entresort conçu pour un bout de trottoir muter en ersatz sur Viméo ? Peut-on prétendre calibrer pour Internet ce qui fait le charme des tréteaux posés sur les places publiques ou au milieu des prairies : les gradins de fortune, l’odeur inimitable du chapiteau, la tchatche des saltimbanques pour mettre en boîte les enfants du premier rang et cette façon d’improviser qu’ont les troubadours et les cracheurs d’humour ? Non, décidément, les arts forains et les arts de la rue, parce qu’ils dépendent de ce contact immédiat, fragile, inimitable avec le public, ne sont pas faits pour finir coincés dans une fenêtre YouTube.

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