Coronavirus: la diplomatie médicale, une aide à peine désintéressée

La Chine, d’où est partie l’épidémie de Covid-19, essaie par tous les moyens de se racheter en apportant de l’aide médicale - ici, une équipe sanitaire chinoise arrivée mercredi à Rangoun, en Birmanie.
La Chine, d’où est partie l’épidémie de Covid-19, essaie par tous les moyens de se racheter en apportant de l’aide médicale - ici, une équipe sanitaire chinoise arrivée mercredi à Rangoun, en Birmanie. - AFP.

Le concept de « diplomatie médicale » n’est pas nouveau mais il a repris de la vigueur avec la lutte mondiale contre le coronavirus. « Elle a toujours existé dans le cadre de la coopération internationale et de la coopération au développement. Dans ce cas-ci, certains Etats surfent clairement sur l’occasion. Ce n’est jamais totalement désintéressé », explique Tanguy de Wilde, professeur de relations internationales à l’UCLouvain.

Trois pays s’illustrent tout particulièrement dans ce qu’on peut appeler le « business humanitaro-sanitaire » : la Chine, Cuba et la Russie à des degrés divers. On peut y ajouter le Vietnam qui le fait aussi pour contrecarrer les efforts chinois.

Cette diplomatie médicale agace en Europe, surtout quand elle vient de Chine ou de Russie et qu’elle vise à miner la coordination européenne dans la lutte contre la pandémie… venue de Chine justement.

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