Face à l’urgence, des citoyens se muent en maraîchers amateurs

Face à l’urgence, des citoyens se muent en maraîchers amateurs

Il y a une dizaine de jours, la maraîchère est tombée malade. Confinée, alitée, en pleine saison des semis, sa saison était comprise. C’était compter sans les mangeurs de ses légumes. Les voilà qui se retroussent les manches pour désherber, amender son champ de 40 ares, semer et préparer les plantations printanières et estivales. « Ce sont aussi nos légumes ! », s’écrie l’un d’eux pour justifier son coup de main.

Situé sur un plateau du Condroz, à Haut-Bois, dans la commune de Gesves, le Jardin des Mycorhizes est régi par un Gasap. Comprenez un groupe d’achat solidaire de l’agriculture paysanne, lequel se fait fort de défendre une agriculture non industrielle, à taille humaine. En font partie une cinquantaine de familles qui se sont engagées auprès de la maraîchère à acheter sa production pendant un an. Et, par un contrat de solidarité, à payer, avec trois mois d’avance, le prix juste pour un panier hebdomadaire de légumes d’un volume fixé au préalable.

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