Carnet de bord d’une intensiviste: «Le bilan du week-end est ambivalent, il n’est pas temps de relâcher le confinement»

Dr Sabrina Joachim
: «
On a besoin d’avoir de temps en temps de belles histoires
».
Dr Sabrina Joachim : « On a besoin d’avoir de temps en temps de belles histoires ». - Marc Trippaerts.

Le bilan du week-end de Pâques est très ambivalent. On voit que notre service de réanimation est toujours plein, et que nous avons toujours des alertes sur un possible manque de sédatifs et de curares. On ne manque de rien dans l’immédiat, mais il s’en faudrait de peu pour qu’on bascule vers un manque. Nous sommes sur la corde raide sur plusieurs points : protections individuelles, nombre de lits, respirateurs, médicaments, personnels... Donc il n’est pas temps de relâcher le confinement, cela risquerait de déclencher un nouveau pic d’admissions aux soins intensifs. Un nouveau pic nous précipiterait vers un manque, l’obligation de pratiquer une médecine dégradée. Pour l’heure c’est OK, mais le manque est possible à délai de quarante-huit heures.

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