La chronique «Je dirais même plus»: «Le survivant»

La chronique «Je dirais même plus»: «Le survivant»
Reuters

Dans les années 50, en débarquant sur une île perdue du Pacifique, des Américains ont eu la surprise de tomber nez à nez avec un soldat japonais, fusil à la main, qui ignorait que la guerre était finie – et perdue. Il vivait là depuis plusieurs années, tel Robinson, attendant des ordres qui ne sont jamais venus.

Avec la prolongation de la pandémie, l’angoisse constante de croiser les autres dans la rue, dans les magasins, certains ont décidé de se confiner définitivement. Loin des autres, loin du danger. En se planquant au fond d’une cave, d’un abri anti-atomique sous leur jardin, dans leur baraque perdue à la lisière d’une forêt, derrière un mur de paquets de pâtes, de boîtes de conserve, de sacs de biscuits secs et de rouleaux de papier-toilette. En attendant la fin inéluctable du monde.

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