Carnet de bord de l’intensiviste: « On ne connaît pas les séquelles pulmonaires et rénales que nos patients conserveront»

Carnet de bord de l’intensiviste: « On ne connaît pas les séquelles pulmonaires et rénales que nos patients conserveront»
Photo News.

Quand je suis arrivée ce matin dans ma salle de soins intensifs, nous avions 21 patients (sur 24 lits), et nous en avons laissé sortir trois. Deux cas étaient en simple surveillance ce week-end et ont pu repartir, trois autres ont été intubés... J’ai l’impression que la fréquentation des soins intensifs se calme : il n’y a plus qu’une salle de réanimation concernée par les Covid, notre « salle 30 », et elle n’est plus remplie depuis bientôt deux semaines.

L’inconnue est de savoir s’il y aura une deuxième vague. En conséquence, tout le dispositif lancé en mars pour pouvoir monter en puissance reste en alerte (jusqu’à 56 lits), et le personnel reste mobilisé de la même manière. L’accalmie nous permet tout de même de réfléchir à une possible reprise des consultations dans d’autres secteurs de l’hôpital. Ce qui aurait pour conséquence de démobiliser certains infirmiers provenant de ces secteurs et qui nous ont prêté main-forte durant cette crise.

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