Au Liban, foules en colère et attaques de banques

Face au désastre économique, des Libanais furieux s’en sont pris aux forces de l’ordre.
Face au désastre économique, des Libanais furieux s’en sont pris aux forces de l’ordre. - Reuters.

« Nous voulons récupérer l’argent volé ! » Depuis une quinzaine de jours, les protestations ont repris au Liban. D’abord à vélo ou en voiture. Mais l’ampleur de la crise économico-sociale est telle que, dans plusieurs villes, de grands rassemblements ont eu lieu malgré le confinement, allégé depuis le 27 avril. La semaine dernière, des contestataires, masqués ou non, s’en sont pris à des agences bancaires qu’ils ont incendiées ou vandalisées. Un manifestant est mort à Tripoli dans des heurts avec l’armée, et des dizaines de personnes ont été blessées, dont 80 militaires.

Un grand mouvement de protestation avait été lancé en octobre dernier par des citoyens refusant de nouvelles taxes dans un pays dirigé par une classe politique inamovible accusée de corruption et d’incompétence. Le Liban subit en effet sa pire crise économique depuis 30 ans, qui a été encore amplifiée par la mise à l’arrêt de l’économie due à la pandémie.

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