Coronavirus – «La vie en pause», jour 48: le musée

Ariane Loze, seule avec elle-même, dans son oeuvre «
Profitability
» (2017).
Ariane Loze, seule avec elle-même, dans son oeuvre « Profitability » (2017). - D.R.

Il y a deux mois, il s’est passé un truc incroyable.

C’était le 13 mars 2020, vers 17 heures. Le dernier jour. On savait que le lendemain, tout serait fermé. Tout le monde resterait chez soi, pour on ne savait pas combien de temps.

On s’est demandé ce qui nous manquerait le plus, à qui on aimerait dire au revoir, on marchait dans Bruxelles et derrière la statue de Godefroid de Bouillon, soudain on a vu le musée. C’était la dernière heure du dernier jour de l’expo Love, Hate, Debate qui avait démarré en octobre à l’ING Art Center. Le type à l’entrée n’a même pas fait payer.

Il y avait un peu de monde. Pas de masque donc on pouvait voir les gens se sourire un rien tristement, avec en même temps dans les yeux une lueur affamée, comme quand on se gave au petit-déjeuner parce qu’on sait qu’on ne mangera plus avant le soir.

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