Coronavirus – «La vie en pause, jour 49»: la rue

Odyssée dans la rue de la Station.
Odyssée dans la rue de la Station. - D.R.

Hier, il s’est passé un truc incroyable.

On a fait les magasins. Non, c’est pas tout à fait vrai. C’est juste qu’il fallait passer voir si la mercerie était ouverte pour acheter des élastiques pour les masques. Et donc elle était fermée parce qu’on était lundi, mais là, aujourd’hui, c’est bon. Elle rouvre, comme tous les autres. Avec, comme tous les autres, une petite affiche sur la devanture recommandant le port du masque, de garder ses distances, de ne pas entrer à plus de deux, etc., etc.

Bref, on s’apprête à rebrousser chemin quand, dans la vitrine, un coussin de fête des mères attire notre attention. Dessus, on lit « Maman, j’ai des mains pour te toucher, j’ai des bras pour te serrer » et dans la psychose ambiante, ce gentil poème sonne d’un coup tellement stupide, tellement absurde, tellement ridicule qu’on se dit : « Allez, on va se faire toute la rue, y a peut-être moyen de se marrer. »

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