L’écrivain voleur d’histoires de John Boyne

Monsieur Swift n’a aucune imagination. John Boyne, lui, en regorge.
Monsieur Swift n’a aucune imagination. John Boyne, lui, en regorge. - Chris Close.

Maurice Swift est beau. Il le sait depuis l’adolescence et, pas idiot, plutôt que de la fierté, il tire de cette beauté les armes de sa réussite à venir. Ajoutons à ce que la nature lui a offert un cynisme sans limite et vous aurez compris que le héros du roman de John Boyne, L’audacieux Monsieur Swift, n’est pas un personnage très recommandable.

Son ambition ? « Etre un écrivain professionnel, voyager dans d’autres pays pour parler de mon travail et effectuer des recherches pour le roman suivant. » Il l’affirme en 1988 à Erich Ackermann, auteur de six romans et d’un recueil de poèmes, récent lauréat d’un important prix littéraire pour sa sixième fiction, Effroi, qui lui donne un statut inédit. Son œuvre était confidentielle, elle devient d’un coup l’objet d’une attention nouvelle. Le roman couronné est traduit, les invitations se succèdent, une lecture à Berlin est mise à son programme.

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