En Belgique: «Il faut d’abord répondre à l’urgence»

Pierre Hermant, patron de Finance.Brussels, juge que dans le contexte actuel, il serait «
inapproprié
» de négocier avec les entreprises «
le couteau sous la gorge
». © Pierre-Yves Thienpont
Pierre Hermant, patron de Finance.Brussels, juge que dans le contexte actuel, il serait « inapproprié » de négocier avec les entreprises « le couteau sous la gorge ». © Pierre-Yves Thienpont

A tous les niveaux de pouvoir, le débat autour de la conditionnalité des aides publiques existe. Au fédéral, un projet de loi vient d’être voté en commission finances de la Chambre. Il prévoit la possibilité de différer le paiement anticipé de l’impôt sur les sociétés sans pénalité à la condition expresse que l’entreprise ne verse pas de dividendes à ses actionnaires et ne procède pas à une réduction de capital, ni à un rachat d’actions propres. Les entreprises qui ont recours à des paradis fiscaux ne peuvent pas non plus bénéficier de la mesure. Dans le dossier de la recapitalisation de Brussels Airlines, l’Etat belge conditionne son aide de 290 millions d’euros à l’engagement par Lufthansa de faire croître le nombre de vols long-courriers entre 2023 et 2026 à Zaventem. Des engagements environnementaux sont-ils aussi sur la table ? C’est moins clair. Au cabinet du ministre des Finances Alexander De Croo, on nous explique néanmoins que le but poursuivi par l’Etat est d’avoir « une croissance rentable qui soit écologiquement responsable.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct