La victoire inattendue des shebabs somaliens

Rapatriée à Rome le dimanche 10 mai, Silvia Romano est arrivée le lendemain chez elle, à Milan.
Rapatriée à Rome le dimanche 10 mai, Silvia Romano est arrivée le lendemain chez elle, à Milan. - Greco Marfisi

Puissants, cruels et jamais soumis aux grandes organisations du terrorisme djihadiste telles qu’Al-Qaïda et l’Etat islamique, les shebabs somaliens ont gagné, avec l’enlèvement de Silvia Romano, la bataille de la propagande en plus de celle de l’argent. Tout d’abord, parce que c’est avec eux que les renseignements turcs ont dû traiter pour libérer la coopérante italienne dans la nuit du 8 au 9 mai, après 18 mois de détention, conférant aux meurtriers islamistes, malgré leur statut de ravisseurs, une légitimité sur le territoire dont ils ne bénéficiaient pas auparavant. Ensuite, parce qu’une rançon a été payée, dont le montant, comme souvent, n’a pas été révélé mais qui devrait être de l’ordre de plusieurs millions de dollars. Autant d’argent qui viendra renflouer les caisses du groupe, déjà si pleines que dans le quartier somalien de Nairobi, des dizaines de banques ont ouvert pour y investir les produits de leurs enlèvements, vols et extorsions en Somalie, au Kenya et en Ouganda.

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