Ces fantômes d’encre et de papier qui nous forment

Le Petit Chaperon rouge qui a appris à Manguel à se frayer un chemin dans les forêts obscures de la vie.
Le Petit Chaperon rouge qui a appris à Manguel à se frayer un chemin dans les forêts obscures de la vie. - Jessie Willcox Smith, 1911.

Du temps de mon enfance, mes compagnons de jeu étaient Jim Hawkins, le jeune héros de L’île au trésor de Stevenson, Tom Sawyer, l’aventureux ado de Mark Twain, Marc Dacier, le téméraire journaliste d’Eddy Paape et Jean-Michel Charlier, Jean Valhardi, le redresseur de torts de Jijé, et Libellule, le tonitruant adjoint plein d’humour et de rires du Gil Jourdan de Maurice Tillieux. Le journal de Spirou était ma première lecture hebdomadaire.

Les personnages amis des ados d’aujourd’hui, c’est sans doute davantage Harry Potter et les Maximonstres. Ceux de l’enfance de la génération d’Alberto Manguel, 72 ans, étaient plutôt Fifi Brindacier et Pinocchio, Sandokan le pirate et Mandrake le magicien. Il l’avoue dans un magnifique essai qui s’appelle Monstres fabuleux et autres amis littéraires, dans lequel cet écrivain, essayiste, bibliophile et, comme il aime à le dire, d’abord lecteur, nous invite à retrouver les personnages légendaires de la littérature mondiale.

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