La haute technologie pour neutraliser le gaz moutarde en mer du Nord

La haute technologie pour neutraliser le gaz moutarde en mer du Nord
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Au large de Knokke-Heist gisent 35.000 tonnes de bombes et de grenades, pour la plupart allemandes, datant de la Première Guerre mondiale. Elles furent volontairement immergées par les autorités militaires belges au printemps 1920. Un tiers d’entre elles sont probablement chargées de gaz moutarde et de chloropicrine, un gaz suffocant. L’an dernier, des traces de gaz moutarde ont notamment été détectées dans le banc de sable environnant. Depuis, des appels à évacuer ou à neutraliser le cimetière de munitions se sont multipliés.

Actuellement, pour neutraliser le gaz moutarde, l’armée belge utilise une méthode d’oxydation. Pour faire simple : de l’eau de javel oxyde le gaz de combat en un composé qui n’est plus aussi toxique. Mais, « cela pose des problèmes pratiques importants. C’est aussi très délicat à mettre en œuvre sur de gros stocks de gaz moutarde », explique Jean-Christophe Monbaliu, professeur de chimie organique à l’ULiège.

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