Carte blanche: «Le port du masque dans tous les espaces publics une obligation pour réussir le déconfinement»

Carte blanche: «Le port du masque dans tous les espaces publics une obligation pour réussir le déconfinement»

Frère et sœur… Elle est au front de la lutte contre le Covid-19 depuis le tout début sans désemparer mais en passant par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Lui vit cette crise d’un autre prisme en tentant de récolter les meilleures informations pour informer, sensibiliser et défendre ses mandants dans ce bouleversement sanitaire et économique.

Frère et sœur, chaque jour depuis 2 mois, ils font ensemble le bilan de leur journée et tentent de trouver des explications aux errements, aux failles, aux négligences du quotidien de cette crise… tout en se remontant mutuellement le moral.

Frère et sœur. Elle est épuisée mais elle garde la force d’espérer et de s’indigner. Lui est également fatigué de voir certaines choses se passer ou ne pas se passer, son indignation est différente mais il en arrive au même constat désabusé…

La débrouillardise

Frère et sœur. Elle, soignante, dès le début de la pandémie, a dû se battre avec ses collègues et le personnel infirmier pour des protections individuelles à l’hôpital, obligés d’aller » au front » parfois avec une seule blouse pour toute la journée et sans masques de protection. Pas de masques, pas de soignants, pas de chance de lutter face à ce drame. Lui, observateur, a très vite décelé le scénario à l’envers que nos autorités avaient improvisé. Pas de masques disponibles, pas de régulation, le règne de la débrouillardise, du bénévolat et des approximations.

Frère et sœur, ils observent le mode « service minimum » des autorités, sauvé par des coups de com proches de l’amateurisme. Philippe aux urgences, Koen chez les couturières et son masque à l’envers (comme si le destin le rattrapait…), Mathilde dans une maison de repos, Sophie dans un hôpital, dos au mur…

Car de communication structurée et ciblée, il n’en a rien été : pas d’obligation claire du port du masque dans les lieux publics alors que la majorité des experts le préconise, pas de campagne massive et à grande échelle sur le port correct du bon masque. Tout simplement parce que les autorités continuent d’avoir peur de leurs propres incohérences !

Pas une mode ou un luxe

Frère et sœur, ils sont inquiets chacun de leur côté. Le comportement d’une partie de la population risque de nous conduire à une seconde catastrophe. 9.000 décès ne suffisent pas ? Comment expliquer que nous voyons dans les magasins notamment des personnes âgées sans masque alors que la distanciation sociale n’est pas respectée ? Comment expliquer que nous voyons des couples d’un certain âge ou plus jeunes, des familles entières, sans masque, faire leurs emplettes, il fait beau, c’est comme une « sortie » ?

Le port du masque en tissu lavable pour tous et dans tous les espaces publics n’est pas une mode ou un luxe, c’est une obligation pour réussir le déconfinement tant qu’aucun remède n’existe. Lorsque l’on met des feux rouges sur le chemin, c’est pour stopper la circulation, un masque, c’est la même chose pour la contamination et la circulation des gouttelettes… Une campagne d’information structurée et omniprésente est indispensable, et pas seulement sur Facebook ou Twitter, mais partout de manière visible et claire.

Une mesure claire, une communication claire… Des masques en tissus lavables pour tous dans tous les espaces publics !

Anne Ducart, Chef du service d’Anesthésie – CHU Ambroise Paré Mons Jean-Philippe Ducart, Manager Public Affairs and Media Relations de Test Achats (ici à titre personnel)

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