Les élections générales, double saut périlleux du Burundi

Agathon Rwasa, le challenger. Ses dénonciations de la corruption, voire du caractère mafieux du parti au pouvoir, ont rencontré un écho croissant au sein d’une population appauvrie.
Agathon Rwasa, le challenger. Ses dénonciations de la corruption, voire du caractère mafieux du parti au pouvoir, ont rencontré un écho croissant au sein d’une population appauvrie. - AFP

En l’absence de tout observateur international, après avoir expulsé les représentants de l’OMS, le Burundi, sur lequel s’étendrait la « protection divine » invoquée par ses dirigeants, se dirige vers un double saut périlleux. Le 20 mai en effet, après trois semaines de campagne électorale durant laquelle aucune distance sociale n’a été respectée, les électeurs sont invités à se rendre aux urnes pour un triple scrutin afin de désigner le successeur du président sortant Pierre Nkurunziza. Ce dernier, élu pour la première fois en 2005, a décidé de ne pas se représenter.

Le premier danger de ces élections est évidemment sanitaire : le pays ne compte encore qu’un mort et 15 cas confirmés, mais beaucoup craignent que, pour des raisons politiques, les cas de maladie et de décès, plus importants qu’annoncés, aient été dissimulés afin de ne perturber ni la campagne ni le scrutin lui-même.

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