Coronavirus – «La vie en pause», jour 54: l’amour

C’est un peu ça, le confinement, non
?
C’est un peu ça, le confinement, non ? - D.R.

Il y a 25 ans, il s’est passé un truc incroyable.

Le 18 mai 1995, 138e jour de l’année, était un jeudi. Le soleil s’était levé à 6 h 10 et couché à 21 h 24. A l’avenue des Villas, dans l’appartement sous les toits de ce type-là, il y avait l’affiche du Parrain 3, celle de Birdy d’Alan Parker (Grand prix du jury Cannes 1985), une chouette vue sur la lune, des spaghettis bolo qui mijotaient dans une casserole et Since I’ve been loving you de Led Zeppelin, pour danser dessus.

Trois jours plus tôt, on avait passé quatre heures au téléphone (fixe) avec lui. Bientôt, on monterait dans sa voiture (rouge, évidemment), il baisserait les vitres (vent chaud, cheveux fous, bouffées de pétrichor), pousserait le volume de l’autoradio à fond et quand, pour une raison ou une autre, on lui dirait « J’aime pas trop cette chanson », il balancerait la cassette par la fenêtre sur l’autoroute. Ce qui est mal, très mal.

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