«Une double journée internationale»

«Une double journée internationale»
Belga

Le 17 mai est généralement connu pour être la date de la journée internationale contre l’homophobie depuis 2005. Si cette date a été choisie, c’est parce que l’Organisation mondiale de la santé a, le 17 mai 1980, retiré l’homosexualité de la liste des maladies mentales.

Ce pourquoi le 17 mai est parfois méconnu, c’est en ce qu’il constitue également, depuis 2009, la journée internationale contre la transphobie. Ce constat n’est pas anodin puisqu’à l’époque, la transsexualité figurait quant à elle encore dans la liste des maladies mentales de l’OMS et qu’elle n’en a été rayée qu’en 2018 (avec effet sur la liste de 2019) !

Une notion « parapluie »

L’on emploie généralement la terminologie « trans* » comme notion « parapluie » permettant d’englober les différentes personnes dont l’identité de genre est non binaire et/ou ne correspond pas à leur sexe biologique. Ainsi, le vocable parapluie « trans* » peut viser – notamment et non exhaustivement – une personne transsexuelle femme (dite « M to F », à savoir passée du sexe masculin vers le sexe féminin), une personne transsexuelle homme (dite « F to M », à savoir passée du sexe féminin vers le sexe masculin), une personne polygenre, une personne transgenre, une personne androgyne, une personne travestie, etc.

Les droits des personnes homosexuelles ont connu d’indéniables avancées dans les années 2000, avec notamment en Belgique l’ouverture du mariage en 2003 et de l’adoption en 2006 aux couples de même sexe. Cependant, la route est encore longue et les confusions sont encore grandes dans les esprits, avec une tendance à ranger toute la communauté LGBTQI+ dans le même panier.

Une grande confusion

L’une des confusions marquantes consiste, par exemple, à traiter de « pédé » les personnes trans*. Outre le caractère injurieux d’un tel propos, il en va d’une confusion totale entre, d’une part, l’orientation sexuelle et, d’autre part, l’identité de genre. Or, l’attirance sexuelle que ressent une personne pour un tiers ne saurait être confondue avec l’identité intimement vécue par la personne elle-même.

Pour une meilleure appréhension

Les droits des personnes trans* évoluent toutefois eux aussi. La suppression, depuis le 1er janvier 2018, de l’obligation de subir une opération chirurgicale de conversion sexuelle et de stérilisation afin d’obtenir le changement de son sexe à l’état civil constitue un des exemples récents d’une meilleure protection de leur droit à l’intégrité physique et à leur vie privée.

A mon estime, la double journée internationale du 17 mai devrait être aussi l’occasion de se rappeler que l’amélioration de la protection des droits fondamentaux passe avant tout par une meilleure appréhension des réalités sociétales.

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