Foires annulées, visiteurs frileux: les galeries d’art vont devoir se réinventer

Avec l’annulation de foires comme Art Brussels, les galeries perdent une grosse part de leurs rentrées.
Avec l’annulation de foires comme Art Brussels, les galeries perdent une grosse part de leurs rentrées. - Pierre-Yves Thienpont

V u le nombre de visiteurs moyen dans une galerie, on ne devrait pas avoir trop de mal à respecter la distanciation sociale  », sourit, désabusé, ce galeriste bruxellois attendant patiemment la venue d’un premier visiteur. Rouvertes en même temps que les autres commerces, les galeries d’art n’ont pas connu la ruée de certaines grandes enseignes de vêtements. Personne, du reste, ne l’attendait. C’est que les galeries, si elles vendent bel et bien des œuvres, n’ont pas grand-chose en commun avec les boutiques de parfum ou d’électroménager.

Ici, les acheteurs n’ont pas « besoin » de tel ou tel produit. Ils viennent uniquement par goût, par passion. Certains aussi par calcul, n’achetant que ce qu’ils pourront revendre plus tard en empochant une jolie plus-value. Mais le métier de galeriste reste une passion, un pari, une aventure permanente dont les règles peuvent changer sans qu’on ait le temps de se retourner.

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