«Les chevaux de Dieu»: le terrorisme n’est pas une abstraction

«Les chevaux de Dieu»: le terrorisme n’est pas une abstraction

Comment devient-on une bombe humaine ? Quels visages peuvent avoir les kamikazes ? Nabil Ayouch, jeune cinéaste marocain ayant grandi dans la banlieue parisienne, est revenu à Casablanca, ville qui subit une vague d’attentats en mai 2003. Il est allé dans les quartiers défavorisés pour comprendre. Il en a tiré une fiction. Les chevaux de Dieu, présenté à Cannes en 2012 dans la section Un certain regard, est un film choc où la nuance est de mise. S’inspirant de faits réels survenus à Casablanca, où de jeunes kamikazes d’une vingtaine d’années, issus des bidonvilles, se sont fait exploser, causant la mort de 41 personnes et en blessant une centaine d’autres, il raconte comment une bande de gamins des quartiers défavorisés va basculer dans l’islamisme radical. Lentement, surnoisement, sans préméditation. Car ce ne sont pas ces enfants qui marchent vers le fondamentalisme mais bien l’inverse Selon le réalisateur, « il y a plusieurs raisons pour lesquelles on peut basculer dans l’intégrisme.

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