«Mia madre»: la vie, la mort, les rires, les larmes

«Mia madre»: la vie, la mort, les rires, les larmes

Nanni Moretti perdit sa mère en 2010, en plein tournage de Habemus Papam, avec le magistral Michel Piccoli. De cette triste et éprouvante épreuve naquit quatre ans plus tard Mia madre, formidable mise en abyme de sa propre vie et de son rapport au 7e art. Avec délicatesse, pudeur, humour et intelligence de cœur. Il s’agit bien d’une autofiction contrairement au bouleversant La chambre du fils, Palme d’or en 2001, Moretti étant parti alors d’un postulat imaginé -la mort d’un fils. Pour parler de ses interrogations et angoisses qui le tenaillaient durant le tournage de Habemus Papam, Nanni Moretti s’est replongé dans le journal intime qu'il tenait lors de la mort de sa mère et a transféré son ressenti en Magherita ( l’excellente Margherita Buy), réalisatrice en tournage d’un film dont la vedette est une star US insupportable (John Turturro hilarant). A ses questionnements d’artiste engagée, se mêlent des angoisses d’ordre privé : sa mère est à l’hôpital, sa fille en pleine crise d’adolescence.

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