En première ligne pendant la crise, les femmes risquent d’être perdantes à l’arrivée

En première ligne pendant la crise, les femmes risquent d’être perdantes à l’arrivée
Dirk Waem/Belga.

N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. » La crise du coronavirus, et celle, socio-économique, qui s’annonce dans le « monde d’après », font résonner la célèbre citation de Simone De Beauvoir. Mais en quoi une crise impacterait-elle forcément davantage les femmes que les hommes ? « On reprend cette citation dans tous les sens », tempère David Paternotte, professeur en sociologie à l’ULB. « Je ne crois pas que ça soit automatique, qu’il existe un retour de bâton – un backlash – par effet mécanique. » En Pologne et en Hongrie, on a vu des partis conservateurs profiter de la crise pour restreindre les droits des minorités LGBTQI+, mais ce risque ne s’applique pas à la Belgique, estime le codirecteur de la structure de recherche interdisciplinaire sur le genre (STRIGES). « Par contre, la crise fonctionne comme un miroir grossissant des inégalités et les renforce. »

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