C’est du belge: quand le passé ressurgit de façon inattendue

«
Je me retournerai souvent
», dit Michel Lambert à la suite d’Apollinaire.
« Je me retournerai souvent », dit Michel Lambert à la suite d’Apollinaire. - Mathieu Golinvaux.

Ce sont des âmes solitaires et égarées qui peuplent les nouvelles de Michel Lambert. La nouvelle, c’est son mode d’expression favori, celui où il peut entraîner des personnages, comme pris au hasard au coin d’une rue ou à la sortie d’un café, puis les laisser repartir, toujours aussi solitaires et égarés sans doute, mais allégés d’un poids dont ils se sont un peu libérés pendant ces quelques pages, le temps d’une rencontre, d’une conversation, d’un court voyage, poids qui maintenant pèse sur les épaules du lecteur.

On ne sort pas serein d’une nouvelle de Michel Lambert. Certes, le ton n’est jamais grave, ni suicidaire, mais la vie n’apporte guère ses promesses de joie et, s’il y a du rire, quelquefois, il est souvent feint. L’humour est la politesse du désespoir, disait Chris Marker. L’écrivain belge peut reprendre cet aphorisme à son compte. Et s’il y a de l’ironie dans ses personnages, c’est surtout la manifestation d’une moquerie amère.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct