Morts asphyxiés, des rêves plein la tête et des dettes plein les poches

«
Son objectif était très simple
: aider sa famille à sortir de la pauvreté
», souligne Nguyen Thi Huan, la mère de Nguyen Dinh Luong, 21 ans.
« Son objectif était très simple : aider sa famille à sortir de la pauvreté », souligne Nguyen Thi Huan, la mère de Nguyen Dinh Luong, 21 ans. - Reuters

Je suis désolée, maman. Mon voyage a échoué. Je t’aime très fort. Je suis en train de mourir, parce que je n’arrive pas à respirer. » Cachée dans un camion, Pham Thi Tra My, 26 ans, a envoyé ce message de désespoir depuis son téléphone portable. A l’autre bout du monde, c’était encore le petit matin et personne, dans la minuscule maison de sa famille au nord du Vietnam, n’a remarqué la brève lumière bleutée annonçant cette alerte. Le téléphone de sa mère était en silencieux. Le lendemain, malgré les appels toujours plus insistants de ses proches, il était déjà trop tard. Le manque d’air et une température extrêmement élevée avaient tué la jeune femme et 38 de ses compatriotes qui, comme elle, s’étaient entassés dans ce maudit camion pour réaliser leur rêve : rejoindre le Royaume-Uni pour y trouver une vie meilleure et envoyer de l’argent à leur famille.

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