Maisons de repos: le logement doit être pensé comme un support de l’aîné jusqu’à la fin de sa vie

La stimulation des aînés et leur maintien en forme passent aussi par l’échange.
La stimulation des aînés et leur maintien en forme passent aussi par l’échange. - AFP

Prévisible. L’hécatombe de décès dans les maisons de repos était prévisible, selon Olivier Masson, ingénieur architecte et professeur à l’UCLouvain. « A partir du moment où la société a décidé de rassembler ses seniors, une population fragile, en grand nombre, elle prend un risque important en cas d’épidémie », analyse le spécialiste. « Or, le virus bouge et voyage et les seniors sont concentrés dans un univers spatial restreint qui aurait dû les protéger. Ça n’a pas été le cas. Comment va-t-on transformer cette expérience négative en positif pour l’accueil des personnes âgées ? Quand on parle de maisons de repos, on ne voit que la vieillesse, pas de perspective. Pourtant, il ne faut pas que ça soit de la réclusion. Il faut associer les seniors aux autres générations. Il faut penser à des petits ensembles d’appartements où chacun garde une autonomie. L’habitat groupé permet d’être moins d’une dizaine. Tout le monde se connaît et ça facilite les échanges. »

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct