Génocide au Rwanda: pourquoi il faut juger le «soldat» Kabuga

Un homme âgé, qui arrive au terme de sa vie. Un homme qui n’a sans doute jamais touché un fusil ou une machette. Un homme dont le nom est oublié des jeunes générations. Et pourtant oui, tant qu’il en est encore temps, il faut qu’il comparaisse devant les juges. Qu’il réponde aux questions. Quand, comment, avec qui et surtout pourquoi. Il le faut parce que le terme imprescriptible n’appartient pas seulement au droit. Parce que ce qui ne peut être prescrit ne peut être oublié, parce que la souffrance naguère provoquée non seulement ne s’efface pas, mais elle se transmet de génération en génération. Parce que la haine n’a pas de frontières, la complicité non plus. Parce qu’il faut creuser jusqu’aux racines de ce que Hannah Arendt appelait « la banalité du mal ».

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