«Capharnaüm», le chaos du monde dénoncé par un enfant

«Capharnaüm», le chaos du monde dénoncé par un enfant

Voici un film plein d’énergie et de révolte face à la dureté du monde. Un film avec des maladresses mais plein d’un souffle romanesque qui nous fait passer au-dessus. C’est le désordre de la vie et les injustices du monde qui sont mis en scène, quand on ne vit pas du bon côté, que la famille n’offre qu’un chaos face au chaos de la société. En racontant l’histoire d’un gamin des rues qui traîne ses parents devant les tribunaux pour l’avoir mis au monde et ne pas l’avoir bien élevé, la cinéaste libanaise Nadine Labaki réussit une œuvre sincère et poignante, résultat de 6 mois de tournage avec plus de 520 heures de rushes. Se pla)ant au plus près du réel, elle aborde l’enfance maltraitée, l’esclavage moderne, la notion de frontière qui détermine les existences et remet dans le débat la question des réfugiés. Impossible de rester insensible devant son jeune héros d’un naturel sidérant, flanqué d’un bébé dont il a la responsabilité, se démener envers et contre tout pour survivre. Impossible d’oublier la bouille de ce Gavroche du XXIe siècle livré à lui-même dans les rues de Beyrouth.

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