Le virage à 180 degrés de Merkel pour sauver l’Europe

La chancelière a effectué un virage à 180 degrés que personne n’attendait. © Reuters.
La chancelière a effectué un virage à 180 degrés que personne n’attendait. © Reuters.

Que s’est-il passé ? Angela Merkel avait promis aux Allemands qu’elle n’accepterait jamais de financer l’Europe à fonds perdus. Pas question pour elle de mutualiser des dettes ou de prêter de l’argent à des pays réfractaires à la discipline budgétaire sans contrôle et sans plan de remboursement. « Tant que je serai en vie, il n’y aura pas d’eurobonds », avait-elle assuré pendant la crise financière.

En proposant avec Macron un fonds de relance ambitieux de 500 milliards d’euros, financé pour la première fois sur le budget propre de l’Union européenne, la chancelière a effectué un virage à 180 degrés que personne n’attendait. En effet, il ne s’agit plus de prêts mais de dotations. Personne ne devra rembourser les aides ! « Après des années d’attentisme, Merkel se réveille. C’est enfin un choix européen clair de l’Allemagne pour l’Europe », se félicite Frank Baasner, directeur de l’Institut franco-allemand de Ludwigsburg (près de Stuttgart).

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