Les langues de la mort et de la vie

On sourit à des incises du genre
:
«
Vous voyez que je peux parler français
».
On sourit à des incises du genre : « Vous voyez que je peux parler français ». - Francesca Mantovani.

Au début de l’année, Anne Serre a publié un livre bref au titre curieux : Grande tiqueté. Plus étrange encore est la langue qu’on y rencontre dès le premier paragraphe (après un avant-propos, duquel il faudra dire un mot) : « La brande de nos pères avait remisé là un sujet granduesque. Nous n’y étions pas amicés Tom et moi. Il y avait même entre nous certain chemin fleuri hi hi les branches neigeuses comme des tombes et Dulci là-dedans renversée cavalcadée. Excellent souvenir. »

En avril devait paraître, de la même autrice, un recueil de nouvelles, Au cœur d’un été tout en or, reporté à cette semaine pour les raisons confinées que nous savons, et couronné entre-temps par le Goncourt de la nouvelle sans attendre son arrivée dans les librairies. Plus de deux semaines après, s’en souviendra-t-on ? Passons. Anne Serre y pratique des écritures de la vie comme, dans Grande tiqueté, elle explore l’écriture de la mort.

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