«Redevenir maître de son temps»

«Redevenir maître de son temps»
Reuters

Faire son pain, partir en balade, se remettre au sport, redécouvrir le plaisir d’être en famille, cette crise sanitaire a révélé les nouvelles aspirations de nombreux Belges. Notre façon de vivre et notre sens des priorités ont dû être revus. Télétravail, chômage temporaire, confinement ont été et sont encore autant d’épreuves physiques que psychologiques. Pourtant, notre soif de liberté a trouvé une nouvelle échappatoire dans ce ralentissement sociétal et économique: savourer le temps qui passe.

Vers une consommation raisonnée

Au quotidien, le temps semble s’écouler au ralenti. L’ennui a repris sa place dans nos vies et a donné aux Belges le temps de réfléchir et de poser des actes conscients. Cela s’est vu, dans notre secteur, par un retour vers les petits producteurs locaux, en favorisant les produits de qualité et les achats durables. Cette consommation raisonnée est un soutien inestimable pour tous nos agriculteurs, éleveurs et commerçants. Mais cette prise de conscience va bien plus loin qu’un simple acte d’achat. Elle est aussi positive à titre individuel pour toute personne qui est tentée d’échapper à cette course folle contre le temps qui régit habituellement notre quotidien.

Une autre façon de vivre

Métro, boulot, dodo. Notre rythme de vie effréné impacte directement notre développement personnel. Preuve en est par le succès des cours de yoga à toute heure du jour et presque de la nuit et par la promotion des morning routines: se lever plus tôt ou se coucher plus tard pour mieux profiter de la journée, est-ce là la seule solution? Cette crise nous prouve que non. Il y a bel et bien une autre façon de vivre en ayant à cœur de défendre nos valeurs. La presse l’a déjà souligné ces dernières semaines: relations amicales, famille, activités sportives et nature ont soudain repris une place de choix dans notre planning.

Notre liberté, un mantra

Alors que les commerces rouvrent leurs portes, devant des consommateurs impatients, il est essentiel de se rappeler que notre quête de richesse matérielle entrave notre recherche de bonheurs simples. Ce mode de vie consumériste a montré ses limites. Pire, nous avons pu nous rendre compte qu’il est corollaire d’un mal-être persistant et d’un impact négatif sur notre environnement.

Nous devons être fiers: nous sommes redevenus maîtres de notre temps et de nos actes! Cela ne doit pas être rangé comme un doux souvenir dans un coin de notre mémoire. Au contraire, cette liberté doit devenir notre mantra afin de pérenniser ce changement sain et essentiel tant pour l’Homme que pour notre planète. N’attendons pas du gouvernement, de nos politiciens, qu’ils nous donnent du temps, ce bien si précieux. Prenons-le!

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