Comme on nous parle: le masque, ce voleur de bouche

Comme on nous parle: le masque, ce voleur de bouche
Reuters

C’est Monsieur G. qui a 85 ans, qui est un petit peu dur de la feuille et qui ne comprend rien à ce que lui dit l’employée de la commune. Pas un mot. Elle a beau articuler sous son masque, avec le plexi qui les sépare, c’est dialogue de sourds. Désemparée, elle lui sourit. Puis se souvient que ça ne sert à rien.

On le croise quand il rentre chez lui, il est très énervé, il dit que c’est galère, la vie, tout à coup. Que déjà, en temps normal, on ne capte pas tout dans l’administration, alors maintenant. Pareil pour tous ces métiers comme ça où, en l’absence de sous-titres, le masque devrait être interdit : les informaticiens, les garagistes, les médecins, les profs de math… Sérieusement, demande Monsieur G., comment on va s’en sortir ?

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