Europe et Etats-Unis, deux approches différentes

Moncef Slaoui dans les jardins de la Maison-Blanche le 15
mai lors de son intronisation par Donald Trump comme chef de la recherche pour un vaccin anti-Covid-19.
Moncef Slaoui dans les jardins de la Maison-Blanche le 15 mai lors de son intronisation par Donald Trump comme chef de la recherche pour un vaccin anti-Covid-19. - Reuters.

Les acteurs étatiques jouent un rôle de premier plan dans le financement de la recherche. Les Etats-Unis disposent d’un outil très performant, le Barda (voir ci-contre), qui a financé ces dernières semaines à coups de centaines de millions de dollars quatre grands programmes pour les vaccins. Cet argent finance la recherche mais aussi « la production à risque ». Cela consiste à donner de l’argent aux industriels pour commencer la production du vaccin alors même que les essais cliniques sont toujours en cours. L’objectif est de constituer des stocks de doses pour être prêt à les distribuer le jour où l’autorisation de mise sur le marché tombe. Quitte à devoir tout jeter à la poubelle si le vaccin s’avère être un échec. « Les industriels ne sont prêts à prendre ce risque que si les pouvoirs publics le partagent avec eux », explique Jean Stéphenne, ancien patron de GSK Vaccines et président du conseil d’administration de la biotech allemande Curevac, qui développe actuellement un vaccin.

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