Le syndrome de «fatigue à distance» s’est immiscé dans notre quotidien

Le syndrome de «fatigue à distance» s’est immiscé dans notre quotidien
Belga

Depuis plus de deux mois, je rencontre près de soixante enfants sur la plateforme Zoom. Une fois l’attrait de la nouveauté passé, une fatigue, voire un découragement sont apparus. « Madame, regarder un écran, comme ça, c’est trois fois plus fatigant que d’être en classe », ai-je entendu avec étonnement d’un groupe d’enfants qui n’ont aucun problème à passer des heures sur des jeux vidéo comme Fortnite ou Counter-Strike.

Le syndrome de « fatigue à distance » (en anglais, ce phénomène a été baptisé Zoom fatigue syndrome) touche aussi les enseignants, qui se plaignent de maux de tête, de douleurs oculaires et de baisse de la concentration. Moi-même, après une session de quatre heures de cours à distance, je suis exténuée, alors qu’il m’est arrivé plus d’une fois de rester bien plus longtemps devant un écran, à écrire ou même à regarder une série.

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