Elena Poniatowska: «Au Mexique, la mauvaise vie commence dès la naissance»

Un pauvre recevant de la nourriture dans un parc de Mexico City
: «
Bon nombre de pauvres qui se déplacent en rue n’utilisent pas de masques
», regrette Elena Poniatowska.
Un pauvre recevant de la nourriture dans un parc de Mexico City : « Bon nombre de pauvres qui se déplacent en rue n’utilisent pas de masques », regrette Elena Poniatowska. - Reuters

Elena Poniatowska, 88 ans, a déclaré un jour : « Le Mexique est un pays difficile où il se passe des choses horribles. » Aujourd’hui, les inégalités monstrueuses qui divisent son pays en zones où la violence côtoie la misère et où les richesses sont réparties avec une avarice suicidaire sont, pour elle, le problème le plus grave pour ses compatriotes. Née à Paris, lauréate du prix Cervantes en 2014 pour une œuvre qui mêle roman et essai, cette femme douce, d’une tendre patience, a affronté dans son pays, en tant que chroniqueuse, séismes, assassinats et massacres, dont celui d’octobre 1968, perpétré par le gouvernement d’Ordaz contre des étudiants mexicains. Menue et forte, elle est reçue comme une rock star dans les grands événements civils ou littéraires du Mexique.

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