Notre passé colonial est inscrit dans l’espace public

Notre passé colonial est inscrit dans l’espace public
Pierre-Yves Thienpont

Que reste-t-il des liens historiques entre la Belgique et le Congo aujourd’hui ? Des noms de rues, de places, des lieux (comme le Cinquantenaire à Bruxelles), des monuments, des statues, des bustes. A Namur, à Ostende, à Bruges, à Spa, à Huy, dans une vingtaine de villes du pays, Léopold II trône sur les places et boulevards. Notre espace public regorge de souvenirs de la colonisation. Et surtout à Bruxelles, où l’on en recense pas moins de 70 !

Un exemple parmi d’autres : qui sait d’où vient le nom « boulevard Général Jacques » ? De Jules Jacques (de Dixmude, vainqueur de la bataille éponyme en 1917), un haut gradé breveté de l’Ecole royale militaire (ERM) qui a effectué plusieurs séjours en Afrique, de 1887 à 1905, notamment lors des « campagnes anti-esclavagistes » de Léopold II. Le général Jacques a été mis en cause dans le rapport du diplomate irlandais Roger Casement sur l’exploitation du caoutchouc en 1904.

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