Burundi: le Covid-19 décapite la classe dirigeante et plonge le pays dans l’angoisse

Une succession qui s’ouvre à un moment de fortes incertitudes sanitaires et politiques pour le nouveau président, Evariste Ndayishyimye - ici avec son épouse, se rendant au bureau de vote à Gitega, le 20 mai dernier.
Une succession qui s’ouvre à un moment de fortes incertitudes sanitaires et politiques pour le nouveau président, Evariste Ndayishyimye - ici avec son épouse, se rendant au bureau de vote à Gitega, le 20 mai dernier. - Reuters.

Analyse

La négation de l’épidémie de coronavirus a entraîné des conséquences dramatiques au Burundi : il se confirme que le président sortant, Pierre Nkurunziza, a été emporté par le virus et que le seul respirateur disponible dans le pays, qui se trouvait dans l’hôpital Roi Khaled à Bujumbura, a été envoyé en vain à Karusi, dans le centre du pays. L’épouse de Pierre Nkurunziza est également atteinte mais surtout le sommet de la classe politique se trouve menacé. En effet, le général Evariste Ndahishiymye, vainqueur – contesté - des élections et qui aurait dû prêter serment le 20 août prochain s’est trouvé incapable d’assister aux obsèques de son prédécesseur, frappé lui aussi. Pascal Nyabenda, président de l’Assemblée nationale, qui aurait pu assurer l’intérim jusqu’au 20 août a lui aussi été contaminé.

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