Les visages de la contestation en Amérique

A Washington, un collectif d’artistes urbains, soutenu par la mairie, a peint sur l’une des artères menant à la Maison Blanche le slogan dénonçant les brutalités policières à l’encontre de la minorité noire.
A Washington, un collectif d’artistes urbains, soutenu par la mairie, a peint sur l’une des artères menant à la Maison Blanche le slogan dénonçant les brutalités policières à l’encontre de la minorité noire. - EPA

Dans le tourbillon qui traverse l’Amérique, un phénomène remarquable s’est produit : l’émergence d’un mouvement de contestation d’ampleur nationale, spontané, englobant et désincarné. National, parce que tout le pays s’est soulevé après la mort atroce, filmée en direct, de George Floyd le 25 mai dans les faubourgs sud de Minneapolis, son cou écrasé par le genou du policier Derek Chauvin. Les protestations se déroulent aussi bien dans les métropoles telles que New York et Washington, que dans de petits bourgs reculés tels que Petal, Mississippi, ou Whitefish, Montana. Spontané, parce qu’aucun parti, mouvement, organisation ou syndicat, n’a donné le signal pour descendre dans la rue. Dans ce pays farouchement individualiste, l’événement est rarissime, et son ampleur en dit long sur le moment historique que vivent les Etats-Unis.

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