Bannir le terme «race» ne fait pas disparaître le racisme

Une statue de Léopold II peinte en rouge, couleur du sang, à Tervuren.
Une statue de Léopold II peinte en rouge, couleur du sang, à Tervuren. - Reuters.

Août 2018 : sur la plaine du Pukkelpop, des jeunes garçons entonnent un chant raciste à destination de deux festivalières noires : « Handjes kappen, de Congo is van ons ». Emoi généralisé dans les médias. Les jeunes en question seront condamnés à suivre une visite de la caserne Dossin à Malines. Quelques semaines plus tard, Cécile Djunga, comédienne et présentatrice météo sur la RTBF, révèle les messages racistes qu’elle reçoit. Nouvel émoi. Et puis ? Rien. La semaine dernière, la comédienne rapportait que toutes ses plaintes avaient été classées sans suite. Février 2019 : les experts de l’ONU invitent la Belgique à présenter ses excuses pour les crimes commis durant la colonisation et à s’attaquer aux « discriminations raciales endémiques au sein des institutions belges ». La première réaction du Premier ministre de l’époque, Charles Michel ? S’étonner d’un « rapport très étrange ».

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