Comment le coronavirus a réveillé la «complosphère»

Comment le coronavirus a réveillé la «complosphère»
D.R.

Je vous quitte. Ceci sera mon dernier message sur ce groupe Facebook. Je suis épuisée. Epuisée de lutter contre des armées de complotistes, autorevendiqués représentants d’un “peuple”, forcément vertueux et à votre image, face à des “élites”, des dirigeants, des experts, forcément pourris et corrompus. Epuisée de tenter de démonter avec des faits des théories conspirationnistes, sur tout, sur rien. Epuisée d’être suspectée de “faire partie du système” sous prétexte que je tente de le comprendre avant de juger. J’ai besoin d’air frais. »

Après trois années de « combat », de nuits blanches à se morfondre, Isabelle a choisi de claquer la porte. Comme tant d’autres, ce groupe Facebook promettait une « agora citoyenne » de plus 10.000 membres, soit un tiers de la population de cette petite ville du Hainaut. Il était devenu un repère de la « complosphère », plus alerte que jamais depuis le début du confinement.

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