Face aux soupçons d’extrémisme, l’avenir de la troupe d’élite allemande est en jeu

Pour l’instant, la caserne est un lieu isolé où les soldats du KSK restent majoritairement entre eux.
Pour l’instant, la caserne est un lieu isolé où les soldats du KSK restent majoritairement entre eux. - Reuters

Pour les soldats d’élite allemands, c’est le début de longues semaines de vérité. La déclaration de la ministre fédérale allemande de la Défense est sans appel : « Ceux qui se taisent font partie du problème et sont coupables de complicité. » Ce sont des propos alarmants que tient Annegret Kramp-Karrenbauer (CDU) au sujet du Kommando Spezialkräfte (KSK), l’unité de la Bundeswehr qui abriterait les soldats les plus doués, les plus braves et les plus estimés du pays. Une troupe d’élite qui participe aux opérations que les forces normales ne peuvent pas assurer.

Cependant, cela fait un certain temps que le KSK ne remplit plus vraiment sa mission : ces derniers temps, les cas de comportements d’extrême droite et de mauvaise conduite se sont accumulés. Il y a plusieurs semaines, dans la Saxe, un soldat du KSK a été arrêté : il avait enterré dans son jardin des armes, des explosifs et des milliers de munitions, dont certains provenaient des stocks de la Bundeswehr.

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