L’aparté de plaisir ou comment se parler à soi-même

Natalia Vodianova dans l’adaptation cinématographique (ratée) de «
Belle du Seigneur
» d’Albert Cohen en 2012.
Natalia Vodianova dans l’adaptation cinématographique (ratée) de « Belle du Seigneur » d’Albert Cohen en 2012. - D.R.

C’est un homme qui crie sur un court de tennis. Ce n’est pas qu’il est fâché ou qu’il jette sa raquette par terre, non, il s’engueule lui-même. Il se déteste parce qu’il perd, alors il hurle « Putaaain, Jean-Philippeee ! » Puis d’un coup, parce qu’il a pris le point, on l’entend pousser un tonitruant « Voilà ! C’est comme ça que tu joues ! »

Sur les courts voisins, ça rigole sec. Mais si c’est dans la rue ou au supermarché que ce même monsieur s’était mis à parler tout seul, ça nous aurait juste donné envie de pleurer. Pourquoi on ne peut pas dialoguer tranquille avec soi-même sans passer pour un.e dingue ?

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