Entre la Belgique et le Congo, le contentieux économique est toujours pesant

En novembre 1988, le maréchal Mobutu reçoit Wilfried Martens. Au menu
: le règlement de la dette extérieure du Zaïre.
En novembre 1988, le maréchal Mobutu reçoit Wilfried Martens. Au menu : le règlement de la dette extérieure du Zaïre. - Belga.

Ce dimanche de novembre 1988, le maréchal Mobutu joue le grand jeu. Il a invité le Premier ministre belge Wilfried Martens à Gbadolite, son palais de marbre construit dans la province de l’Equateur et, avant toute chose, il convoque la presse belge. Les journalistes qui ont passé la nuit et la journée dans l’avion sont épuisés. Certainement ni prêts ni qualifiés pour affronter le grand déballage qui se prépare. En guise d’apéritif, le président, toque de léopard bien enfoncée, martèle le sol avec sa canne de chef et les apostrophe. Il se plaint d’avoir été insulté, traité de bâtard par certains journaux, il rappelle qu’à l’époque coloniale, il a reçu des coups de chicotte (ce redoutable fouet tressé avec de la peau d’hippopotame). Et puis, tout doucement, il se rapproche du but.

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