Des «enfants de l’Etat», métisses du Congo, attaquent la Belgique pour crimes contre l'humanité

Simone, Noëlle, Monique et Léa (de g. à dr.), ainsi que Marie-José (photo de dr.) assignent l’Etat belge.
Simone, Noëlle, Monique et Léa (de g. à dr.), ainsi que Marie-José (photo de dr.) assignent l’Etat belge. - Eric Herschaft/ Reporters.

Trop c’est trop. Ou plutôt c’est trop peu. Lorsqu’en 2018, la Chambre des représentants avait officiellement reconnu la « ségrégation ciblée » dont les métis avaient été victimes sous l’administration coloniale et admis la pratique des enlèvements forcés, Mme Monique Bitu Bingi, 70 ans, un nom qui signifie « beaucoup de chance », avait commencé, pour la première fois, à raconter sa vie à ses enfants et petits enfants. Un an plus tard, le Premier ministre Charles Michel avait présenté les excuses du gouvernement fédéral et, en famille, l’alerte grand-mère avait poursuivi son récit. Elle avait expliqué pourquoi, quand elle était jeune, on l’appelait « l’enfant du péché » et pourquoi à l’école on lui disait « vous êtes de l’eau mélangée, de l’eau de source mélangée avec de l’eau âcre ».

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