Jean-Christophe Renault: «Je cherche le silence entre le public et moi, un silence qui n’est pas vide»

«
Je vais où la musique me porte. Je jette beaucoup, ce qui est très douloureux. »
« Je vais où la musique me porte. Je jette beaucoup, ce qui est très douloureux. » - D. Houcmant-Goldo.

Jean-Christophe Renault est un pianiste et compositeur hors du temps, hors des modes, hors des circuits commerciaux. Dans ce journal, il y a seize ans, on l’avait qualifié de Keith Jarrett tendance Robinson Crusoë. Une boutade qui possède évidemment sa part de signification : Jean-Christophe Renault vit à Exbomont, un hameau de Stoumont, dans la province de Liège, et il aime cet isolement et le silence de la nature qui l’environne.

De temps en temps, ce musicien de 59 ans grave des disques. Une douzaine, moitié au piano seul, moitié avec d’autres artistes. Dont sa femme, la guitariste Véronique Gillet. Dont sa fille, Mathilde, chanteuse, pianiste, compositrice. Ou Didier Laloy l’accordéoniste belge. Ou Satiena Soulama, le balafoniste burkinabé… Depuis dix ans, des concerts oui, mais plus de disque. Et voilà que sort Ears have no eyelids, sur le nouveau label Flak de Fabrice Lamproye. Un très beau disque, serein, calme, mais jamais insipide.

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